On n’est pas du même avis, heureusement peut être.
Imaginons que la majorité d’entre nous achetions notre vélo sur le marché de l’occasion et qu’en plus nous gardions nos montures trente ans voir
plus.
J’entends déjà certains nous dire « Ce n’est pas ainsi que vous allez relancer l’économie ». Comme si pour sauver la planète il suffisait de sans
cesse relancer cette sainte économie. (clin d’œil à ces messieurs en campagne)
Alors pourquoi ne pas redonner une seconde vie à nos chères bicyclettes.
Dommage qu’elles ne sachent pas raconter leur parcours notamment celui avec leur premier acquéreur. Leurs histoires commenceraient souvent ainsi «
Au début mon conducteur m’appréciait beaucoup, mais très vite il a réalisé que de me déplacer, il fallait déployer un certain effort et que par dessus tout, cela peut faire mal au derrière.
C’est ainsi que l’on m’a trop vite délaissé. Longtemps je suis resté au garage où je commençais à prendre de la place, parfois je me faisais bousculer par la voiture qui elle avait droit à sa
sortie quasi quotidienne. Un jour est venu où on décida de se séparer de moi. Certaines d’entre mes congénères ont eu la chance de retrouver un propriétaire plus courageux, d’autres ont terminé
leur vie à l’aciérie via la déchetterie, d’autres encore attendent que leur sort soit fixé ».
Certes ceux qui passent par le marché de l’occasion le font souvent à cause de la somme à dépenser.
Pour ma part à prix égal, j’opterai pour un vélo de marque ayant quelques années plutôt qu’en vélo neuf de grande surface. Oui pour affirmer cela il faut
avoir quelques notions de mécanique, les mêmes qu’il faut si on veut entretenir, modifier ou réparer soit même. Faire confiance à un marchand de vélos a ses limites car devoir abandonner un vélo
entier à cause d’un câble introuvable est un faux argument. Si toutefois le câble ne se fabrique plus, le périphérique qui le reçoit, peut lui être remplacé.